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LES PYRÉNÉES CATALANES
Entre Andorre et Méditerranée
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Les mémoires du temps passé

Une tour qui se dresse fièrement sur les hauteurs d’un village typiquement montagnard, une chapelle nichée au détour d’une rue, la fortification qui domine la montagne, des pierres déposées sur un chemin... Et au milieu de tout ça, celui que l’on appelle le canari, un des symboles de notre pays catalan : le train jaune, qui sillonne les vallées pour vous déposer sur les hauteurs des Pyrénées Catalanes. Un territoire où l’histoire a aussi déposé son héritage...

Le site historique de Mont-Louis [photo têtière]
Bâtie par Vauban entre 1679 et 1681, par quelques 3700 soldats et 500 artisans, la cité garde encore aujourd’hui sa vocation militaire. Avec onze autres places fortes dessinées par l’illustre architecte, le Réseau des Sites Majeurs Vauban vient d’obtenir le classement au Patrimoine Mondial de l’Humanité.
Fortifications Vauban, inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO ». Suite au Traité des Pyrénées (1659) pour sécuriser la frontière espagnole, Vauban créé Mont-Louis ex-nihilo en 1679 en l’honneur de Louis XIV. Situé au carrefour de trois vallées (Têt, Aude et Cerdagne), le plan original prévoyait quatre zones, la citadelle, la ville haute ainsi qu’une ville basse et une redoute. Ces deux dernières ne furent jamais réalisées. Depuis plus de 330 ans, la citadelle a gardé sa vocation militaire, elle est aujourd’hui occupée par le Centre National d’Entrainement Commando (CNEC).

La citadelle conserve le Puits des Forcats, un élément d’architecture exceptionnel du XVIIème siècle, une immense roue pour l’alimentation en eau de la zone militaire. En 1949, le premier four solaire à double concentration est créé, permettant de développer les utilisations de l’énergie solaire. L’église de la ville recèle aussi un mobilier intéressant dont un magnifique Christ en bois et de beaux retables baroques du XVIIIème siècle. Une balade pédestre autour des remparts permet de découvrir le site et de comprendre l’architecture militaire.

Visites guidées de Mont-Louis :

Tous les renseignements sur la page web de l'Office du tourisme : www.mont-louis.net/patrimoine/visites/

Office de Tourisme de Mont-Louis
6 Boulevard Vauban
66210 Mont-Louis - FRANCE
Tel. : +33 (0)4 68 04 21 97

Le mythique Train Jaune
En 63 Km, le Train Jaune relie Villefranche-De-Conflent à Latour-De-Carol. Son tracé, parfois haut perché, offre un regard exceptionnel sur la vallée de la Têt et le plateau de Cerdagne. Véritable symbole des Pyrénées catalanes avec ses couleurs sang et or, le Train Jaune est un train à la « hauteur », de 400 à 1600 mètres d’altitude, c’est le train qui passe par la gare la plus haute de France, celle de Bolquère. Le rôle qu’a joué le train jaune dans le désenclavement des hauts cantons et le développement du tourisme, fait l’estime des Catalans pour ce moyen de transport.

Eglises et vestiges moyenâgeux. Art Roman et Baroque.
Le Capcir et le Haut Conflent possèdent de nombreuses églises qui offrent un intérêt architectural et un mobilier religieux de qualité. Ces églises n’ont pas loin du millénaire pour la plupart et elles ont éclos en pleine période romane. Et puis des vestiges… au gré des chemins ou en bordure de route, cami ramader (chemins pastoraux), orris (cabanes de bergers) ou des tours à signaux…

Fours solaires
L’énergie solaire n’a pas trouvé meilleurs lieux pour entamer son voyage que les Pyrénées Catalanes : comptabilisant plus de 3000 heures de soleil par an, les fours solaires de Mont-Louis et Odeillo se sont installés dans la région la plus ensoleillée de France. En 1947, le professeur Félix Trombe, décide de s’installer à Mont-Louis pour construire en 1949 le premier four solaire du monde, bouleversant ainsi le milieu scientifique. Quant à celui d’Odeillo, il a été mis en service en 1970, pour la recherche scientifique.

Four Solaire de Mont-Louis
En visitant le Four Solaire de Mont-Louis, le guide vous amène au coeur des installations pour vous expliquer le fonctionnement et l'utilisation du four. Des applications scientifiques simples et pédagogiques complètent agréablement cette visite, avec par exemple : la matérialisation de la concentration solaire au foyer, entre 2000°C et 3500°C, l'inflammation de bois, la fusion de métal, la cuisson de céramiques ...
La visite s'achève avec un panorama complet des technologies utilisant l'énergie solaire : capteurs solaires thermiques, douche solaire, photopiles, cuiseurs solaires ...
Vous pourrez découvrir dans la Boutique la production de céramiques cuites par la concentration des rayons du soleil (fabriquées et cuites sur place), des objets en bronze réalisés et coulés aussi sur place, ainsi que divers équipements solaires, un grand choix de jeux éducatifs, livres et vidéo.

 

Tous les renseignements sur la page web : www.four-solaire.fr  

Contacts
Four solaire de Mont-Louis
Résidence Vauban 66 210 Mont-Louis
Email : accueil@four-solaire.fr
Tél. : 04 68 04 14 89

Vestiges moyenageux 

Cami ramader (chemins pastoraux), Orris (cabanes de bergers), Tours à signaux
 

Le patrimoine archéologique d'Eyne
Au départ du village d’Eyne, crée en 1988 par le groupe de recherche archéologique de Cerdagne, la balade à permis aux visiteurs de découvrir un patrimoine culturel extrêmement riche. A ce jour, Eyne est une des communes de Cerdagne qui recense un des patrimoines archéologiques les plus denses.
QUELQUES EXEMPLES : Le Dolmen de Lou Pou. Fouillé dans les années 1980, ce petit coffre mégalithique (2000 ans av. J.C.), sans dalle de couverture, a été utilisé à deux reprises. Remarquez le fond, des dalles horizontales à l’intérieur desquelles des ossements humains calcinés ont été retrouvés.
Le Dolmen des Pascarets. Implanté au centre d’une butte qui est un reste de tumulus, ce monument mégalithique a livré de nombreuses perles en stéatite et en pâte de verre, vestiges de colliers qui paraient le défunt.

Les "orris"
Un orri est une ancienne installation d'estive en haute et moyenne montagne. Dans les Pyrénées-Orientales, jusqu’au milieu du XXe siècle le terme catalan orri désignait au sens large un quartier de pâturage pour les ovins et au sens restreint un gîte non couvert.
A la suite d’un contresens portant sur cette expression et contre toute évidence linguistique, on a voulu voir dans le terme orri une réalité architecturale et non plus spatiale : bergerie en pierre sèche dans le Conflent. 
Vous trouverez nos plus beaux orris sur les villages de Formiguères, La Llagonne ou de Saint-Pierre-dels-Forcats.

La tour de Creu
Vers la fin du IXe siècle, l'abbaye de St Jacques de Jocou, en Razès, influença le comte pour qu'il fasse créer des églises en Capcir. L'idée était de fédérer les populations montagnardes autour des édifices religieux. C'est ainsi que Creu apparu pour la première fois en 965 sous le nom de Villa Cruce.
Le village était encore habité au XIXe siècle, mais peu à peu il fut délaissé au profit d'autres villages, plus importants. Aujourd'hui, après un long travail de recherches et de travaux, la Tour de Creu réapparait à vos yeux comme si le temps n’avait pas eu d’emprise. Vous pourrez trouver, ancré dans les pans de murs reconstruits les vestiges de l’ancienne tour. Un aménagement spécial vous permet une visite au cœur et de l’intérieur de la tour.
Vous pourrez observer d'autres vestiges de "tours à signaux" à La Llagonne ou sous Mont-Louis (Ovença) qui servirent lors du conflit entre l’Aragon et Majorque.

Les ponts "romains" du Galbe
Vous pourrez voir, en bordure de la D118, les ponts « du Galbe ». Construits sur la voie romaine reliant Alet à Llivia, il ne subsiste rien de cette époque, cette route ayant pourtant été utilisée et entretenue durant des siècles.
Les ponts « du Galbe » ont été entièrement rénovés. Nous pouvons lire fréquemment « ponts romains » mais, bien que construits dans une technique similaire, ces ponts sont bien plus récents.

 

INFO TERRITOIRE

Les mémoires du temps passé